blog


Le système anglais permet de se tourner vers une filière non professionnalisante, sans tomber dans une trappe à chômage.


Des parcours universitaires beaucoup plus épanouissants pour les élèves.

Les étudiants peuvent librement choisir des filières non professionalisantes, sans se soucier de leur capacité à s’insérer sur le marché du travail ou à compléter leur formation par un Master dans un tout autre domaine.

En Angleterre, les matières qui ne correspondent pas à une formation professionnelle, comme la sociologie, la philosophie ou encore l’histoire, offrent de nombreux débouchés professionnels.

En effet, le postulat des entreprises est le suivant : les plus gros potentiels sont ceux qui sont capables de développer une importante capacité d’analyse et d’apprentissage. Dès lors, un étudiant qui a obtenu de bons résultats dans une bonne université, et ce quelle que soit la nature de leur formation initiale, sera rapidement en mesure d’être opérationnel dans tout type de poste. Il s’agira de le former pendant quelques mois, à l’issue desquels il pourra pleinement développer tout son potentiel. Par exemple, il est très fréquent de voir des étudiants de la LSE en relations internationales partir vers des carrières en finance dans les grandes banques comme Goldman Sachs ou Morgan Stanley.

Ainsi, chaque année, de nombreux jeunes s’engagent dans des cursus tels que la philosophie, l’histoire ou encore la politique avec pour seul et unique objectif de s’épanouir pleinement sur le plan intellectuel. Il s’agit là d’un atout considérable pour le système anglais : en effet, rares sont les élèves de Première ou de Terminale qui savent réellement ce qu’ils veulent faire dans la vie. Pourtant, le système français les incite à choisir tout de suite une filière et à s’engager à corps perdu vers un avenir professionnel totalement flou. Ceci est à nuancer avec le développement des admissions parallèles, qui rend possibles les reconversions, mais le système anglais demeure plus ouvert, et permet aux jeunes de 18 ans qui sortent du Bac de s’engager dans une filière simplement intéressante à leurs yeux, sans se soucier de l’avenir. On leur donne 3 ans pour affiner leur projet professionnel et choisir l’une des trois portes de sortie : entrer sur le marché du travail directement, dans le secteur de son choix, faire un Master à l’étranger ou rentrer en France via la procédure des admissions parallèles internationales.

Quelle que soit la porte de sortie choisie, ces étudiants peuvent s’inscrire dans la continuité de leurs études – directe ou indirecte –, ou s’orienter vers d’autres horizons. Nous l’avons déjà évoqué, la reconversion est possible si l’on s’insère directement sur le marché du travail. Elle l’est également si l’on souhaite poursuivre ses études en Master à l’étranger ou dans les Grandes Ecoles françaises, qui raffolent d’étudiants provenant de filières originales. Après avoir recruté des élèves brillants sur le plan académique, les Grandes Ecoles souhaitent diversifier leurs promotions avec des profils porteurs d’une vision différente, c’est pourquoi elle n’hésitent pas à recruter des étudiants qui ont étudié la psychologie, la sociologie, les relations internationales ou encore l’ingénierie.

posté le 21-08-2017